Les mardi 8 et mercredi 9 avril, la préfecture du Nord instaurait la circulation différenciée pour la ville de Lille et sa périphérie. La vignette crit’air était donc obligatoire pour tous les véhicules circulant dans la zone définie et pendant ces 48h. Prévention ou amende ? Quelle était la démarche des forces de l’ordre ?

Crit’air à Lille en Février 2019 : La prévention

Lors du premier épisode crit air en février 2019, dans les douze communes de la MEL (Lille et ses communes alentours), les forces de l’ordre s’étaient orientées davantage vers de la prévention plutôt que de la pénalisation. Durant ces trois jours, seules les vignettes 0, 1, 2 et 3 étaient autorisées à la circulation. Pour un premier pic de pollution apparu depuis la création du dispositif vignettes Crit’Air, les policiers invitaient les personnes en infraction à faire demi-tour et à abandonner l’utilisation de leur véhicule pendant le dispositif anti-pollution. Même si les automobilistes encouraient une amende de 68 euros, pédagogie et informations étaient de mise pour cette première utilisation obligatoire de la pastille crit’air dans la région du Nord.

Mars 2019, vignette antipollution à Lille : Amendes

Lors de ce deuxième épisode de pollution aux particules fines dans la ZCR de Lille (Zone à Circulation Restreinte), les forces de l’ordre étaient présentes pour verbaliser. En l’absence de l’éco-pastille crit’air, les conducteurs ont reçus des amendes d’un minimum de 22 euros. Même s’ils sont encore nombreux à avoir l’air surpris lors de leur interpellation, les automobilistes sont plus nombreux à être munis de leur vignette critair. Pour les personnes ayant une preuve de leur commande de vignette crit’air, les policiers ont été indulgents. Pour celles qui ont été verbalisées, elles déplorent le manque d’information et un non affichage du dispositif sur les autoroutes concernées.