La vignette Crit’air 5 ou vignette antipollution noire est attribuée aux véhicules les plus polluants. Les voitures concernées sont les moteurs diesels immatriculés entre janvier 1997 et décembre 2000 ainsi que les moteurs à essence datant d’avant 1997. D’ici quelques mois, ces véhicules nocifs pour notre environnement seront interdits à la circulation dans le Grand Paris délimité par l’A86. Pourquoi cette interdiction ? Quelle population sera touchée par cette mesure anti-pollution ?

Lutte contre la pollution : les véhicules affichant la vignette antipollution 5 interdits à Paris.

Réchauffement climatique, pollution et décès sont au cœur de cette nouvelle interdiction. Pour lutter contre tous ces phénomènes, les véhicules affichés comme les plus dangereux seront bannis des routes de la capitale en juillet prochain. En effet, ce sont plus de 2500 personnes qui meurent chaque année à Paris à cause des particules fines émises par ces moyens de transports polluants, privés ou professionnels. La pollution atmosphérique est l’un des premiers facteurs de décès à Paris et peut être largement diminuée grâce à cette mesure votée par le Conseil de Métropole du Grand Paris. Pour continuer de circuler à Paris et sa périphérie, tous les conducteurs détenteurs d’une vignette pollution 5 devront alors changer de véhicule avant le 1er juillet 2019.

Interdiction de circuler à paris : les plus défavorisés touchés.

D’après Marianne, les véhicules concernés par cette mesure sont au nombre estimé de 238 000. Il s’agirait donc de 7,8% de la population dans le périmètre concerné. Ce chiffre représente également les individus les plus défavorisés. Cette infographie fait un parallèle entre le taux de véhicules concernés par l’interdiction de circuler des Critair 5 et le taux de foyer en dessous du seuil de pauvreté. Il apparaît très clairement que ces zones se font écho et que cela entrainera une nouvelle fois un désavantage pour les populations déjà défavorisées. Cette obligation d’abandonner son véhicule polluant pourra mener à des difficultés financières, des problèmes de mobilité et d’intégration ou encore à des pertes d’emploi.