Plusieurs villes françaises ont déjà appliqué la mesure relative à la vignette anti-pollution à l’instar de la capitale : Paris. Que font nos voisins européens en ce qui concerne cette lutte perpétuelle contre la pollution de l’air ? Les réponses à votre question.

La lutte contre la pollution à Paris

C’est à Paris que la Vignette anti-pollution a commencé son entrée avant de s’étendre dans les autres villes et agglomérations françaises. Aujourd’hui, les voitures classées 4 et 5, parmi les plus polluantes sont interdites de circulation dans la capitale (du lundi au vendredi suivant des horaires bien définis).

Mais l’interdiction n’a pas toujours été facile comme dans les autres villes européennes, cela a eu des conséquences importantes sur l’économie et l’emploi. En effet, environ 10.000 emplois dépendraient du diesel dans l’Hexagone notamment au sein des fameux constructeurs Renault et PSA.

Par ailleurs, les transports alternatifs ne conviennent pas à tout le monde notamment en ce qui concerne le vélo. La mairie parisienne désire faire de la ville la capitale mondiale du vélo mais le travail ne sera pas facile même si elle parvient à réunir tout l’investissement nécessaire. N’oublions pas que Vélib’ n’a pas eu le succès escompté auprès de la population, idem pour Gobee Bike qui a encaissé vols et détériorations de matériels. De plus, la mise en place d’axes dédiés aux vélos ne plait pas à tout le monde.

Comment font nos voisins européens ?

Tous les pays européens se démènent pour lutter contre la pollution de l’air. Pour cela, ils ont recours à différentes techniques et moyens. Les anciennes voitures jugées polluantes sont généralement interdites de circulation, si elles sont autorisées, les propriétaires devront payer une taxe. La chasse aux vieilles voitures a lieu dans de nombreuses villes européennes notamment à Barcelone.

Cette ville interdit la circulation des voitures dont l’immatriculation date d’avant 1997 pendant la semaine. Pour nos voisins britanniques, un impôt appelé Toxic Charge que les conducteurs de véhicule essence âgé de plus de 13 ans doivent s’acquitter, tout comme ceux qui conduisent un modèle diesel âgé de plus de 4 ans. L’impôt est applicable à chaque fois qu’ils circuleront à Londres. A Bruxelles, les voitures Diesel dont la date de fabrication se trouve avant 1998 sont interdites de circulation dans le centre ville. Cette ville invite également la population à privilégier les transports en commun pour réduire la pollution de l’air.

Parmi les villes les plus engagées d’Europe dans la lutte contre la pollution de l’air, on retrouve Oslo. Celle-ci n’a pas hésité à augmenter le coût du péage urbain pour rentrer sur son territoire. On a également remarqué que dans cette ville les voitures hybrides et électriques se vendent de mieux en mieux que les modèles classés plus polluants. D’autres villes européennes ont, quant à eux, favoriser l’utilisation des vélos dans les zones urbaines afin de réduire de manière considérable les émissions de particules fines dans l’air. C’est le cas de Berlin qui a plutôt investit dans les infrastructures (super-autoroutes spéciales vélos) permettant aux vélos de circuler librement. Copenhague a fait comme Berlin, elle s’est lancé dans la révolution cycliste et a augmenté les zones dédiées aux vélos, des zones interdites aux véhicules bien évidemment.

En gros, nos voisins européens n’hésitent pas à promouvoir les alternatives aux voitures afin de réduire l’impact de leur utilisation sur l’environnement et la santé. Les transports alternatifs à la voiture sont d’ailleurs nombreux. A part le vélo, on peut citer le tram, le bus, le train, etc. Pour ceux qui ne peuvent pas se passer de voiture, on leur conseille de se tourner vers les voitures 100% électriques ou hybrides, moins polluantes et répondant aux « Norme Euros ».